Des larmes de toutes les couleurs…

cara-delevingne-makeup-model-rainbow-Favim.com-2690304Presque 3 ans que je pleure… Et j’ai appris que mes larmes ont toutes un goût différent…

Il y a les larmes de détresse… Celle qu’on ne contrôle pas et qui nous prennent quand on ne s’y attend pas…

Celles-ci sont gênantes, car quand elles coulent on ne se rend compte de rien du tout… On dit parfois n’importe quoi… Et quand on retrouve la vue, que celle-ci est moins troublée par tout ce liquide qui se répand de nous, on voit ce qui nous entoure, ceux qui nous entoure… Et là… Outch…

Personnellement, c’est assez douloureux et j’aimerai disparaitre de la même façon que mes larmes… Que personne ne m’ai vue…

Il y a celles de douleur… Qui nous soulagent… Après des cris et des râles, tordues en tout sens au milieu d’un lit, sous une couette à essayer d’évacuer cette douleur qui nous prend aux tripes…

Les larmes viennent en dernier lieu, comme pour tout rincer, et elles laissent le nez et les lèvres rougie, les yeux enflés et le cœur moins lourd… Comme essoré…

Et puis il y a d’autres larmes…

Des larmes que je découvre… Je n’en comprends pas encore vraiment le sens… Mon cœur le comprend, mais vais-je réussir à mettre des mots dessus…

Ces larmes qui arrivent après trop de sourires…

Ces larmes qui viennent quand on croit qu’elles n’ont rien à faire là…

Ces larmes qui sortent comme ça, on essai de savoir d’où elles viennent mais… Non… On ne sait pas vraiment… On pleure pour rien…

Alors on les laisse couler, car ça, on sait désormais qu’on ne peut plus faire autrement… Sinon on se noierai On laisse couler… Et puis on réfléchit… Pour savoir quand même… Car tout va bien… Alors pourquoi ??

Et là, un éclair… Un éclair de douleur…

Tout va bien ? Non

Rien n’ira jamais bien. Et en fait si… Mais non. Non ?

Ce paradoxe pour toujours insoluble me presse le cœur et c’est des larmes de sang qui en coulent

Se sentir bien, parfois, malgré l’absence de ma douce…

Se sentir à l’abri et protéger, alors qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver… Pur affront à la réalité…

Se sentir aimer alors qu’au fond on sait qu’on ne le mérite pas. Mais en fait si. Mais non. Paradoxe… Encore…

Tout n’est pas blanc ou noir

Mais quand tout est nuance de gris, vraiment, ça donne un décor dégeulasse… Qu’on n’a pas envie de partager…

Je préfère mille fois les couleurs de l’arc en ciel… Ces couleurs qui m’éblouissent trop désormais… Que je n’ose espérer revoir dans mon ciel, mais qu’en même temps je crève d’envie d’y retrouver.

Est-ce seulement possible ? Je n’en ai aucune idée…

Je garde juste l’espoir qu’un jour… Peut être… Je puisse les voir de nouveaux…

Que j’accepte de voir cette arc en ciel qui est peut être juste au dessus de moi, mais que mes larmes m’empêche de voir… Car il n’y a plus qu’elles qui me séparent de toutes ces couleurs

Il ne tient qu’à moi de les sécher et de lever la tête…

Il ne tient qu’à moi et à mon cœur d’accepter d’avoir le droit de le faire

Plutôt que de garder le regard baissé à contempler tout ce qui ne va pas

Tout ce qui pourrait ne pas aller

On a beau lever la tête, si on avance à reculons, on doit vraiment louper de très belles choses…

Mais peut être que pour faire disparaitre tout cette grisaille, il faut que les larmes coulent encore

Qu’elles coulent, jusqu’à ce que mon âme accepte cette nouvelle vie sans elle

Ma p’tite brunette adorée que je ne vois plus qu’ici ou là en photo… Ma chair, mon sang, ma vie, disparue à tout jamais… Et peut être qu’avec cet amour, qui lui ne disparaitra jamais, il faut que j’accepte une nouvelle existence… Elle aussi faite d’amour et de vie… Et de couleur…

Tellement de couleur…

Alors ces larmes, je vais les laisser couler…

Mon cœur bien au chaud entre des mains bienveillantes

Mon âme caressée par les douces paroles d’un cœur aimant

Mon corps protégé par les bras les plus forts…