Elle et moi…

Il est 6h, je me réveille doucement et… J’ouvre les yeux. Comme chaque fois, je me sens percutée par un poids lourd en pleine face. Mais je ne m’écroule pas, je jette mon oreiller de colère et me lève. Une nouvelle journée commence… Et elle est là, étendue sur le lit. Elle se réveille aussi…

Je vais prendre mon café. Je pense à la journée qui s’annonce et… Elle me regarde. Qu’est ce que je vais faire d’elle encore aujourd’hui. Je décide de l’ignorer. Je mets la musique à fond et file à la douche ! La musique m’entraine, je chante, je bouge.

Il faut que je bouge. Il faut que j’avance. Il faut que j’aille travailler. Il faut que j’arrête de penser.

Mais je sens ce poids. Il m’empêche de respirer pleinement.

Je sors de la douche et je prends une grande respiration, pleine de vapeur d’eau chaude, et je souffle fort. Reflexe pour tenter d’expulser ce qui me gène. Mais mon cœur s’accélère. Ca ne fonctionne pas. Je monte la musique et fredonne, essayant de convaincre mon subconscient que les paroles qui sortent de ma bouche sont vraies. Que la vie est belle. Que le bonheur est là, à portée de main. Foutaises mais… J’essai quand même…

Je m’habille, me coiffe. Un joli teint, du brillant sur les yeux, un peu de mascara. Comme ça, impossible de pleurer aujourd’hui, c’est décidé. Mon mascara n’est pas waterproof… Je m’essai à un dernier maquillage, mon sourire. Assez convainquant, pourvu qu’il tienne.

Je monte en voiture, elle prend place juste à côté de moi. J’aurai préféré qu’elle reste à la maison mais… Je ne choisi pas. Enfin peut être que je pourrai après tout… Je n’ai sans doute pas assez essayé. Sa compagnie me déplait mais… me rassure aussi, il faut bien le dire.

En arrivant, ma dose de nicotine. J’ai remarqué qu’elle déteste ça ! Alors pour quelques minutes, elle s’éloigne un peu. Elle m’attend un peu plus loin. Je traine un peu, je regarde l’heure. Pffff il faut y aller.

Bip. Je pointe. 6h45… Je vais être en retard pour les transmissions… Ca commence bien… Je me change, je râle sur moi-même… Toujours en retard, c’est pas correct bordel ! Fais un effort !

Et là, elle me saute sur le dos juste à ce moment ! Ouais, c’est clair, je l’ai bien cherché aussi… Okey, allé viens on y va. Avec tout ce poids, je me sens les épaules basses, mon sourire n’arrive pas à se faire un chemin sur mes lèvres et j’ai l’impression de marcher au ralenti…

J’arrive, je pose mes affaires en salle de pause et la laisse ici comme d’habitude, pour vite rejoindre mon équipe aux trans. Bon comme d’habitude aussi, elle n’est pas d’accord, mais c’est moi qui DECIDE d’abord ! Je souffle un bon coup. Oui, c’est moi qui décide.

 

J’ouvre la porte du bureau de l’infirmière, un p’tit sourire d’excuse, oups oups pardonnn !!! Une petite remarque humoristique sur mon réveil qui fait chambre à et hop, je m’assois crayon en main ! Et oui, la vie est tellement drôle, l’humour est une question de survie parfois !

Je me concentre. Madame A n’a pas voulu garder son oxygène cette nuit, elle a désaturé assez sérieusement mais va mieux. A surveiller. Quelques à jeun ce matin encore, attention pour la distribution de p’tit dej. Je note le tout méthodiquement. Mon cerveau a besoin que je l’aide avec mon p’tit calepin, car il ne retient plus rien. A croire que sa carte mémoire est saturée… Ou qu’elle ne veut plus imprimer… Je ne sais pas, mais le fait est que j’oublie tout. Tout, j’exagère… Je retiens ce qui est important. Mais comment décide-t-on de ce qui est important ?

Hmm.. Difficile à savoir, car j’ai beau faire des efforts pour lui dire ce qui est important, il n’en fait qu’à sa tête.

Les rdv ratés, les prénoms des collègues zappés, les dates d’anniversaires, envolées.

« Jess, que fais tu la semaine prochaine ? Ca te dit un ciné ? »

La semaine prochaine… J’essai de réfléchir à toute vitesse en gardant un visage normal… Quel jour somme-nous ? Allé, réfléchi plus vite… Jeudi… Non mercredi, les enfants n’ont pas école cette après midi ! Enfin, Mahé n’a pas école. Le poids lourd m’ayant percuté ce matin au réveil est de retour et encore une fois, il ne m’a pas raté…

« Euuuh… Je ne sais pas, je te dis ça dans les prochains jours, il me semble que j’ai un rdv de prévu… »

Pff ça sent l’excuse bidon… Elle va penser que je cherche à l’éviter mais… Si je dis oui, je vais l’oublier et ça va être pire. Je le sais bien… Je vais essayer d’y réfléchir à la maison en prenant un calendrier. Il faudra que je le note. Quand déjà ? Ah oui, la semaine prochaine. On est mercredi. Il faut que je regarde le planning demain… Pfff tout est si compliqué. Pourtant c’est si simple. Je le vois dans ses yeux que je semble étrange. J’ai le regard perdu à essayer de me projeter la semaine prochaine, elle doit se dire qu’il me manque une case. Ce n’est pas une énigme non plus qu’elle me pose…

Et c’est comme ça pour tout… Même sans le vouloir, je me sens en décalage total.

Et puis elle qui me suis partout, il va falloir que je lui parle entre 4 yeux… Mais plus tard… Elle complique toujours tout. Et puis elle mélange tout… Quand on parle ensemble, je me sens encore plus perdue après qu’avant… Alors à quoi bon.

Nous sommes même allé ensemble consulter, afin d’avoir l’avis d’un professionnel. On ne peut pas rester dans cette situation là, ça devient invivable. Et bien, il n’a pas été franchement pour une séparation… Mais il aimerait qu’on communique mieux… Qu’on s’accepte… Que j’accepte.

Pfff accepter. Pour lui, ça n’est qu’un mot. Un mot, ça n’est pas grand-chose, on peut bien en faire ce qu’on veut. Mais ça n’est pas un mot qui va m’enlever le poids que j’ai sur la poitrine. Ca n’est pas un mot qui va remettre mon cerveau en ordre. Ca n’est pas un mot qui va changer les choses. J’aurai beau les jeter ici ou là, sur papier ou sur l’écran… Que changent-ils réellement au fond ?

Bon ok. Ils changent les choses. De façon imperceptible. Comme ces photos, qui misent bout à bout, animent le soleil dans le ciel de son lever jusqu’à son coucher. Un time-lapse, on appelle ça.

Le soleil met 24h à parcourir le ciel d’est en ouest. Pour que le soleil se lève à nouveau sur mon cœur, cela risque de se passer plutôt en année… S’il se lève de nouveau. Non, pas de morosité. Le soleil y jette quelques éclats parfois. Quand elle a le dos tourné. J’ai remarqué que ça arrive de plus en plus souvent. Mais elle déteste ça ! Mon sourire à peine esquisser sur mes lèvres qu’elle déboule en courant l’air réprobateur… « T’es sérieuse ? Un sourire ??! »

Non, je ne peux pas sourire. Si, il faut que je sourie. Mais non… Je ne veux pas pouvoir sourire. Car… ça fait du bien. Mon dieu, CA FAIS DU BIEN… alors il ne faut pas… Mais il le faut pourtant, comment continuer sinon ? Et pourquoi ? Continuer pour de faux ? Mentir constamment ? Plus inhumain c’est difficilement envisageable. La vie c’est la vie. La vraie. Une maman ne peut pas être un zombie. On n’appelle pas ça une maman sinon. Mais le fantôme d’une maman.

Mahé mérite bien mieux que ça. Tellement mieux. Il mérite le meilleur… Où est passé le meilleur de moi… Le meilleur de pas grand-chose, ça représente assez peu…

Alors ça va être elle ou lui. Lui ou elle. Dilemme ? Pas vraiment…

Un combat ? Oui. Au quotidien.

Un focus : retrouver la vie. Et si ce n’est la quitter elle… Au moins m’en éloigner. Doucement. Aussi subrepticement qu’une fleur que l’on fixe et qui s’ouvre, bien qu’immobile à nos yeux.

La fuir ? Ca serait lâche, tellement lâche. Et puis, c’est impossible. J’y tiens quand même, je ne peux pas l’effacer… Enfin si, mais non… Arrh c’est tellement embrouillé… Pourquoi est-ce si embrouillé…

La matinée se déroule bien, je file de chambre en chambre donnant les soins aux patients, leur donnant des sourires et de la compassion. Elle ne rentre jamais avec moi dans la chambre, j’ai au moins obtenu ça d’elle. Mais elle m’attend juste là et se rattrape dès que je passe la porte de la chambre pour ressortir dans le couloir.

Du coup, autant j’arrive à ce que les patients ne la voient jamais, autant mes collègues doivent un peu la supporter. Pas toujours évident, surtout que je ne peux rien leur expliquer… Il faudrait des mots, et puis les bons… Pour expliquer quelque chose que je ne comprends pas moi-même…

11h. Je sens l’épuisement. Sourire, articuler un mot audible, entendre une consigne me semblent des tâches bien trop complexes. Je me sens me liquéfier de minutes en minutes. Devenir transparente de seconde en seconde. Je voudrai me fondre dans la couleur mauve de ce mur et disparaître. Je suis inutile. Tout, sauf à ma place. Les gens vont, viennent. M’apostrophent. Je fais un signe de la tête, mais je n’entends pas ce qu’ils me disent.

Midi. Je me vois pourtant servir ce repas. Souhaiter un bon appétit à ce patient. Puis à un autre. Regard sur la pendule. Midi trente. Si je partais maintenant, personne ne s’en rendrait compte. Je regarde la porte de l’ascenseur et j’hésite à me diriger en courant vers cette sortie. Je regarde si souvent dans cette direction. Penser à autre chose. Je mange un morceau, machinalement. Ca n’a pas de gout. Rien n’a de gout, j’ai la tête ailleurs. Je déglutis. Je quitte la salle de pause, ces rires m’agressent. Comment peut-on encore rire. Je suis jalouse, je ne sais plus faire. Je ne veux plus le faire. Plus personne ne devrait le faire. C’est tout.

Un instant seul dans le recoin d’une porte et je la prends dans mes bras. Elle me comprend si bien, c’est bien pour ça que je n’ai pas vraiment envie de la quitter. Je sais que j’ai raison en fuyant ces rires, elle me dit que j’ai raison, c’est bien la preuve. Sinon, je pourrai l’oublier elle et rire avec eux, et ça non, je ne suis pas prête à le faire.

C’est l’heure de rentrer, vite le vestiaire. Je rase les murs. Pas un mot, je n’ai plus l’énergie pour ça. J’arrive à ma voiture. Je m’assois et je claque la porte. Ca y est !! Plus de faux semblants, j’allume la musique et j’éclate en sanglot. Pourquoi ? Une bataille de livrée encore. Fébrilement. En secret. Personne ne doit savoir la difficulté que c’est pour juste tenter de les imiter. Sortir du parking, vite, on pourrait encore me voir…

J’arrive à la maison, les larmes n’ont pas encore eut raison de ce poids qui s’est alourdi au fil des heures passées à l’extérieur.

Cet extérieur où tout va tellement vite. Où rien ne s’est arrêté et où j’ai l’impression que tout à accélérer. Alors que pour moi, j’ai l’impression que le temps défile de façon anarchique. Le passé se mêle au présent, l’avenir n’existe plus. Encore embrouillé. C’est demain qui n’existe pas. Mais le présent non plus. Le temps de le dire et c’est déjà passé.

Alors que sommes-nous ? Pouvons-nous faire l’affront à la vie de parler de demain ? Faut-il être bien présomptueux pour avoir de simples projets ? L’être humain se projette sans cesse dans un futur qui n’existe pas en oubliant de vivre l’instant présent.

Je ne suis plus qu’instant présent. Mis bout à bout, ils devraient constituer le reste de ma vie. Par tout p’tit bout, comme ça, ça semble envisageable. Avec un peu de chance, il n’y en aura pas tant que ça.

Non. La morosité est de retour. Ne pas y penser. Voilà c’est mieux. Ne pas y penser, tout simplement. Ca évite les mauvaises pensées de ne pas penser. C’est tout une gymnastique du cerveau à acquérir. Avec un peu d’entrainement, je vous jure que c’est possible. Après tout, quand c’est une question de survie, a-t-on vraiment le choix ?!

On me dit que oui. Moi je dis qu’on est comme on est. On a les armes qu’on a. Les miennes m’ont permis de rester en vie, je dis temps mieux. Je le dis, mais ça ne sont que des mots. A prendre pour ce qu’ils sont. De simples mots qui ne traduisent pas vraiment les nuances d’une pensée.

Mais tout à fait raisonnablement, je dis temps mieux. Il faut voir le verre à moitié plein. Et puis c’est plus socialement acceptable. Et il faut que je sois socialement le moins décalée possible, je le sais. Avec elle sur les bras, ça n’est pas toujours évident, mais je la fais la plus discrète possible et généralement ça passe. Et ça n’est qu’une question de temps pour que je m’en sépare… Juste encore un peu…

Pour faire baisser la tension que je ressens, j’ouvre mon ordinateur, et je pianote. Elle aime que je parle d’elle, que j’écrive sur elle. Ca nous permet de discuter un peu ensemble, de voir où on en est toute les deux. Voilà, les mots sont sortis, je suis un peu vidée. Sans parler de légèreté, je suis moins lourdes, mes pas sont moins las, ma respiration un peu plus libre. J’ai laissé un peu d’elle sur ces pages que j’ai noircies. Peut-être qu’elle va y rester quelques minutes. Peut être puis-je espérer quelques heures sans cette chaine si lourde qui nous lie.

Je récupère Mahé à l’école, j’ai récupéré un peu d’énergie pour être un peu plus que le fantôme d’une maman. Je sens mes sourires empreint d’une certaine froideur, ils ressemblent parfois même à une grimace, je le vois bien sur les photos. Mes les siens sont pleins de vie. Son rire si cristallin, si pur. Quelle force. J’essai de le comprendre, sans vraiment y parvenir. En tout cas je m’inspire. S’il peut le faire, un jour j’y arriverai. Il me montre le chemin, quand je serai prête, je pourrai le suivre.

Je me raccroche toujours très fort à cette idée. Ca n’est pas moi qui est là pour lui, mais lui qui est là pour moi. Il faut juste que je le suive. Que je ne prenne pas une route différente où on pourrait se perdre tout les deux. Alors je l’abandonnerai sur une route qu’il ne connait pas, ni moi, ni personne. Mais une route où il ne doit pas être seul. Ca je le sais. Une route où il ne doit pas être sans moi. C’est sûr. Sinon, je ne serai sans doute plus là déjà. Je n’ai qu’une place à avoir. Celle tout près de lui. Toujours. Et il n’y a pas de place pour elle près de lui.

Mahé lui-même me l’a dit. Ce qu’elle déteste quand il parle d’elle !! Mais moi j’aime ça. Il m’oblige à m’en éloigner. Il me convainc de le faire. Avec ses mots d’enfant, il me dit qu’elle n’est pas bien pour moi. Ses mots sont des armes redoutables ! Ils ressemblent pourtant à tant d’autres mots que j’ai entendus. Mais il doit avoir un pouvoir magique caché qui fait que dit par lui, ils ont un impact très fort sur elle.

« Maman, ça n’est pas ta faute si la voiture à glissée tu sais… »

Et là je la vois, elle se ratatine dans son coin. Cette chose monstrueuse, nommée Culpabilité, se prend un encore plus monstrueux coup de pied au cul par ce gamin de 5 ans. J’ai le cœur qui va exploser. Il ne peut pas savoir si c’est de ma faute ou non. Mais s’il parle d’elle, c’est qu’il la ressent. C’est qu’il en a entendu parler. Et cette chose monstrueuse ne doit pas faire partie de sa vie car elle salie tout.

Alors cette claque dans la gueule fait encore plus mal que le poids lourds du manque qui me percutent si régulièrement que ça en devient une habitude. Et je n’attendrai pas la prochaine claque pour me battre encore plus fort contre cette culpabilité qui salie mon cœur, qui salie mes souvenirs. Qui salie tout.

Certes elle m’a tellement aidé à me garder en colère contre moi-même que je ne ressentais rien d’autre que de la haine. Certes elle a camouflé la peine qui aurait été encore plus difficile à ressentir à l’état pur. Elle m’a peut être donné la force de rester en vie, m’accrochant à elle, comme si je ne méritai que de souffrir. N’envisageant aucune solution de facilité qui aurait été bien trop lâche et bien trop apaisante.

Mais il est temps que je me sépare d’elle, avant qu’elle ne fasse plus de dégât qu’autre chose.

Je veux être triste et arrêter d’être en colère. Je ne veux pas être une maman fantôme. Je ne veux pas être une maman en colère. Je veux être la maman de Mahé et Liah. Qui organisent mille choses pour faire briller leurs yeux. Faire briller leurs yeux de mille étoiles. La maman qui rie comme une enfant en jouant avec eux. Une maman quoi.

Allé Mahé, au dodo. Une histoire. Un bisou et un câlin et

« Je t’aime plus fort que la lune et toutes les étoiles chaton »

« Toutes les étoiles sauf Liah  maman ? »

« Toutes les étoiles sauf Liah bien sûr. Je vous aime tout les deux très très forts pareil. Endors toi bien vite mon cœur »

« Endors-toi bien vite maman. Je t’aime »

Je ferme sa porte et arrive au salon. Elle a repris du poil de la bête et s’est installée dans le canapé. Elle m’attend. Veut m’étreindre pour ne pas me lâcher. Elle ne voudra surtout pas me laisser dormir, s’insinuant dans les moindres recoins de mon cerveau.

Je me dirige vers la chambre. Elle me regarde amusée « Ah ah comme si tu pouvais me fuir ! »

Je croise le regard de Liah. Qu’elle est belle sur cette photo. La culpabilité se sent bien en moi et pense s’y faire une place pour la nuit entière. Hors de question ! J’allume mon ordinateur, cette nuit ça sera quelques épisodes de Breaking Bad.

« Tu as à moitié gagné, je ne dormirai pas et ça sera à cause de toi. Mais je ne penserai pas à toi. »

Tête sur l’oreiller, je suis à Albuquerque et je deal de la meth. Tout sauf penser à ma vie. Tout sauf penser. Jusqu’à sombrer finalement d’épuisement dans un sommeil agité pour une poignée d’heure…

Avant de tout recommencer, le jour suivant…

Elle et moi… Mais elle n’est pas moi…

 

culpa

 

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Un commentaire sur “Elle et moi…

  1. Ne jamais oublier que l’on ne répond qu’avec ses mots et son propre « moi »…………………J’essaie de répondre mon ressenti.

    Mais c’est possible de vivre ainsi !!!! …….c’est même un Devoir !……………………Ce ne doit pas être une charge mais seulement une JOIE (de pouvoir vivre encore de cette manière )…………… (D’ailleurs ce n’est pas une de charge !!! puisque l’on est AUSSI BIEN dans ces moments là  ……(sinon pourquoi y retournerions nous si volontiers ????alors il faudrait les effacer pour paraitre normal ????mais où est la normalité????…Nous avons tous les droits …..de retourner dans le monde de Liah et le notre ..autant que vivre le monde REEL….. ou tout au moins celui qui est réel pour nous……….. constitué de NOS PRIORITES …(ceux qu’on aime et qu’on aimera ou qui mériteront d’être aimés …)(le reste étant creux et vide de sens il est inutile d’y perdre ses pensées)de même qu’il faut s’ouvrir aussi à tout ce qui vient du monde lui-même et qui est capable de nous éblouir, nous émouvoir pour des raisons qui nous toucherons et qui nous sont personnelles ………Ce sont deux mondes qui existent (mais nous les touchons à  chaque instant de notre vie )….et nous devons avancer avec les deux en parallèle …….chacun ayant la même importance et la même valeur.

    Comme si l’être humain n’était pas capable de dissocier cette situation si … ?(je ne trouve pas le mot juste qui me conviendrait )…….monstrueuse OUI et bien sûr ……. et autant de mots que nous ne finirons jamais de trouver…………………

    Mais Liah a une maman ………….courageuse-intelligente-_douée oh combien pour exprimer et écrire une expérience de vie si dramatique et que nous vivons de la même maniêre au final …….et bien d’autres qualités encore

    Et il faudrait que tout ça soit camouflé et vécu au grand jour de façon artificielle ???????faire semblant ????je connais Liah maintenant …je ne pense pas qu’elle aurait aimé « le faire semblant » !!!!……………………..En effet elle est réelle ……………et il faut suivre Mahe et Liah de la même manière ……………………….retrouver Jessica qui n’a jamais changé et ne changera jamais ………..et qui trouvera la bonne voie à suivre toute seule(façon de parler)……..accompagnée par ses enfants (un dans le coeur un dans la main).

    Cette lettre était magnifique Jessica…………….ces quelques mots car j’aimerai que la charge s’allège complètement et qu’un vrai sourire aille accueillir Mahe à l’école (il saura le reconnaître)…………………………Un jour viendra……………………

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