Une vie en décalée…

La vie, c’est pas un truc facile à vivre, pour personne.

Pas de notice, pas de règles… On est là et puis on se débrouille. Ou pas…

La famille, les amis, le boulot, etc…

Il y a les normes sociales, des lois, des choses « qui se font » et d’autres « qui ne se font pas »…

Tout dépend de notre éducation et de nos valeurs… Et de sans doute touuuut un tas d’autres choses, moi j’en sais rien, j’ai pas fait socio.

Ce que je sais, c’est que ma vie, elle est en décalée du reste du monde.

Et qu’on est bien nombreux à vivre dans ce monde parallèle. Avec tellement de dimension…

Rien n’a plus le même impact, la même importance.

L’impression d’être derrière une vitrine invisible, de voir le monde défilé et ne pas vraiment avoir la possibilité de suivre le reste du groupe.

Le groupe des gens qui sourient à la vie, naïvement. Qui peuvent répondre normalement à la question « Comment ça va? » Rien que cette phrase, cela signe ce décalage.

Et qui ont des p’tits soucis. Finalement, c’était tellement bien d’avoir des p’tits soucis…

Pour moi les choses ne raisonnent pas forcément de la même façon que pour d’autres.

Souvent incomprise… Peut-être jugée ?… Allez savoir…

chemin-du-coeurUne dure journée pour certains et puis ça ira mieux demain. Pour moi, ça ira peut être mieux dans 2 jours… Un planning un peu contrariant ? Pour moi, une angoisse à gérer comme je peux.

Et en parallèle de ça, l’effort constant pour raccrocher le wagon largué derrière au reste de la locomotive… Une loco qui avance toujours plus vite, pas de pause, jamais.

Se battre 2 fois plus fort pour arriver à assurer le minimum syndical.

Et surtout la difficulté d’être soi-même le témoin de ça. De ce changement.

Se voir sur le bord du chemin…

Ne pas vouloir y rester, mais avoir du mal à le quitter…

Ne pas savoir comment…