L’éternité…

Eternite-de-passage
Depuis la mort de Liah, je n’ai cessé d’entendre que seul le temps pourra atténuer ma peine…
Diminuer ma souffrance…
Le temps…
Le temps il s’étire, se rétracte. Il fait ce qu’il veut de nous. On en est esclave.
1h peut paraître une éternité, 1 année s’éclipser en 1 seconde.
18 mois de passés depuis le jour où ma Liah s’est envolée, et le temps, j’ai pas envie d’y penser.
Je n’ai même pas le luxe de pouvoir « penser »
Tout ce joue à la minute, à la seconde où je le vis. De penser à dans 1 an, 2 ans… Cela veut dire que j’aurai encore vécu 1 an, 2 ans sans ma poupée… Chaque jour à jouer à l’oublier…
A la minute, tout ce joue à l’instant présent. Le reste donne la nausée.
Et avancer, toujours avancer. Ce qui est derrière est passé. Envolé… comme le chante Tal.
« Tu as fais quoi ce week end? » n’a tout simplement aucun sens pour moi.
C’est passé, c’est oublié. J’avance, si je regarde derrière je suis foutue. Même un coup d’œil…
Prendre des photos? Pour quoi faire? On vit l’instant, cet instant ne reviendra pas.
Pourtant, je voudrai me retourné et embrasser ce passé à bras grand ouvert et ne plus jamais avoir à avancer.
Que ce temps s’arrête et qu’il laisse à mes larmes le temps de couler…
Environ l’éternité…