Je vous souhaite…

 

La période des vœux est passée, ça y est…

Tout le monde s’est souhaité la santé, la fortune, du travail, ou même l’amour… C’est bien sympathique, le pays des Bisounours, un peu comme lorsque l’on souffle ses bougies d’anniversaire en faisant un vœu.bague-bague-faire-un-voeu--1092611-img-6411-577c4

Alors oui, ok… On peut se souhaiter ce que l’on veut, par convention, par politesse ou autre… « Ca mange pas de pain », comme on dit…

Mais je m’interroge un peu sur le sens de tout ça. Pourquoi me direz-vous ? Je n’en sais rien du tout.

Et puis du sens, est ce que ça en a seulement ?

Alors oui, on espère que nos proches seront heureux, tout ça, tout ça. Mais on décide de rien, on y peut que dalle. Et puis, est ce que vraiment ça nous intéresse tant que ça ? Genre on sera là pour eux, si malgré touuuu le bien qu’on leur souhaite, il a un truc qui se met à « merder grave » ?

Quel est le sens de se souhaiter une bonne santé ? A quoi ça sert ? J’adore le « Bonne année et surtout la santé ! » Pour paraphraser le « Bonne santé » c’est un peu « j’espère pour toi que tu ne développeras pas une saleté de maladie… » C’est gai…

Se souhaiter de trouver du travail, ça non plus ça n’atterrit pas comme ça, en un claquement de doigts et en faisant juste un souhait.

Alors bon, moi d’habitude je suis plutôt à vouloir maintenir un peu de magie dans le quotidien. Le plus possible. Autant dire qu’au jour d’aujourd’hui rien n’est moins simple que cela dans ma vie…

Mais, mes actions, quand je le peux, tendent vers ce but.

Je ne souhaite rien, je fais.

Oui on m’a souhaité de la douceur et de l’apaisement pour 2014, mais malheureusement ça n’arrivera pas « comme ça ». Et puis est-ce que ça arrivera ?

On aura beau me dire que le temps fait son œuvre, il fait son œuvre sur la partie extérieure…

A l’intérieur, le temps est figé à tout jamais, il ne faut pas se leurrer. Le temps aide surtout les gens autour de nous, on convient mieux à ce que l’on doit être, on se loge de mieux en mieux dans ce costume si étriqué, où on étouffe souvent mais auquel on commence à s’habitué. On s’HA-BI-TUE. C’est juste horrible… Mais « les autres » commencent à mieux respirer.

Parfois, d’1s à l’autre, ce costume on a envie de l’enlever, de le déchirer, de passer ses nerfs dessus. De le jeter à la gueule du monde. Pourquoi avons-nous à le porter ? POURQUOI ??

Avez-vous déjà porté un masque sous lequel vous n’êtes vraiment pas bien. Ça vous colle, vous transpirer, vous en pouvez plus, ça gratte et… Ouuf la délivrance, vous enlevez le masque et vous prenez une bouffée d’oxygène.

Je ne pourrai JAMAIs respirer cet oxygène, peu importe ce que l’on me souhaitera pour 2014 et toute les autres années de ma vie.

Alors, il ne vaut mieux RIEN souhaiter dans la vie. C’est bien plus simple. Ne plus se projeter, de toute façon, pourquoi faire ? On risque juste d’être déçu. Bien sûr ça n’est que ma vision des choses. Plus ternes ? Plus triste ? Non. Surtout plus juste.

cartes-de-vaeux-a-faire-soi-meme_landing_enteteAlors profitons, de là, maintenant, tout de suite. On ne sait pas ce qu’il y a après…

2014 ? Une année, 12 longs mois, ayant chacun 30 jours… Ah nan, mais c’est impossible pour moi de voir si loin. Et puis il y a ces dates… Encore… Je me noie rien que d’y penser.

Je vois 3 à 4 jours devant moi, même s’ils ne sont assurés pour personne, je fais l’affront au destin de m’y projeter…

J’entreprends de nouveaux projets pour vivre « des instants », plus que pour aboutir à « un objectif ».

C’est ainsi que j’envisage un peu ma vie. Une multitude d’instants, collés les uns aux autres, mais indépendants les uns des autres. Il n’y a que comme cela, qu’un mauvais instant, qu’une situation angoissante et stressante, peut, ne pas empiéter sur la douceur d’un autre instant, sur sa gaieté.

Ne pas se laisser pourrir par des personnes ou des situations toxiques. On doit les vivre, les supporter, c’est sûr. Mais, hop, on les range dans un coin pour pouvoir vivre le reste de ce qu’on a vivre, plus sereinement.

Dans le moindre de mes sourires, dans la moindre de mes larmes, ma fille chérie est là. Je vis en ce moment une expérience qui me prend tout mon temps, me faisant parfois avancer malgré moi, me poussant en avant, j’ai moins le temps de pleurer, même plus le temps de déprimer.

Je profite de cette accalmie de mes émotions, pour vivre cette aventure. Ou est-ce que c’est de vivre cette aventure qui courcircuite mes émotions?

Peu importe. Je bouge, je n’arrête pas, dans l’action en faisant quelque chose qui me plait, quelque chose de léger. Je me retrouve comme au début de mon projet de livre.

Un monde inconnu à découvrir devant moi et qui occupe toute mes pensées.

Toutes ? De l’écrire c’est étrange, mais c’est vrai.

Car Liah occupe déjà toute mes pensées. TOUTEs. Et pourtant il y a de la place AUssI pour que dans chacune de ces pensées, il y ait autre chose.

Ma douce se fond à moi, à tout ce que je vis… Elle est là…

Ma Liah

1743283_767062383322195_210348957_n

Publicités