Faire un avec soi-même… Partager avec les autres…

 

Sans titrefdjfQuand on regarde d’un peu plus près notre vie, elle est très partagée le plus souvent… Comme sectorisée…

Différents groupes d’amis, la famille, la belle famille, les collègues etc. etc Facebook illustre bien cela d’ailleurs ! Et le point commun à tout cela, c’est nous.

Généralement, il est assez simple d’accorder le tout… Et puis survient l’impensable… Et là, tout s’emmêle… Pourquoi ? Parce que nous même, nous nous emmêlons les pinceaux… La raison est simple, nous ne sommes pas plusieurs morceaux d’une personne, mais une personne à part entière… Et lorsqu’une chose terrible nous arrive, lorsque la chaire de notre chaire disparaît, nous est arrachée, tout perds son sens…

Il faut alors trouver l’énergie de lutter afin de survivre. C’est là que nous devons faire un avec nous même, et tendre tout notre être vers un seul objectif, survivre !

Alors pour moi, c’est à partir de cette constatation que tout se noie ensemble, on ne peut plus organiser correctement notre vie. Nos émotions sont au-devant, nous cachant un peu la vue et nous nous retrouvons tel un aveugle à tâtonner… Inévitablement, nous nous heurtons alors à quelques murs… Mais il faut continuer quand même… Avancer… Toujours…

Il arrive donc une chose, nous avons besoins que « les autres » ne fassent qu’un également. Qu’ils fassent un dans leur soutien pour nous, leur présence et leurs encouragements. Sans trop de distinction par rapport aux différents groupes que nous côtoyons dans notre vie. Nous avons besoin « de l’autre »… Il est bien évident que cet idéal d’unité n’est qu’une utopie !

Chacun fait avec ce qu’il est, avec ce qu’il a. Et nous nous bâtissons au fil des jours et des mois une petite armée, ni plus ni moins. Une armée qui nous aide à lutter chaque jour pour cette survie. Il n’est guère simple de faire partie de cette armée, j’en conviens parfaitement. Mais chaque petit soldat est cher à mon cœur. Parfois même, il n’a pas conscience de prendre part à cette guerre…

Certains peuvent prendre le téléphone et trouver le bon moment et les bons mots, d’autres font un geste qui nous apaisent ou nous touchent, d’autres encore sont là pour écouter…

J’ai dû faire un break dans ma vie professionnelle… Le retour à une activité performante, épanouissante, accompagné d’un investissement total, me prend du temps. Il en est ainsi pour moi. Mais au-delà de cela, le monde du travail est un exemple flagrant où l’unité dont nous avons besoin au jour le jour pour nous soutenir, ne peut être présente…

Pour tout un tas de raison, qui sont personnelles aux gens, et que je respecte totalement. Mais la déception a aujourd’hui un goût tellement amer… Il est alors très compliqué de passé outre cela et de pouvoir continuer à exercer convenablement. Pour moi, cela se passe comme ça…

Mais il est des jours où l’on trouve des trésors. Imperceptiblement, une parole vraie, une main sur l’épaule, un petit mot gentil, cela fait chaud au cœur et cela devient un moteur pour continuer… A avancer, toujours…

DivorceSelfCompassion-Brian_Jackson

Un exemple simple… Un cadeau que l’on m’a fait il y a de cela, quelques semaines… Une conversation dans la salle de pause, une discussion de nana, sur les cheveux… Instant banal et léger au milieu d’une journée… Ma collègue : « Ma fille a les même cheveux que moi, elle a 14 ans alors elle se les lisse sans arrêt ! » Alors je rajoute que « Mahé a un peu hérité de mes boucles, et je trouve ses cheveux tout beaux malgré que ma cousine veuille toujours lui couper d’ailleurs !! »

Et là elle me demande, tranquille, « Et ta fille alors, comment était ses cheveux ? Lisses, bouclés ? »  Impressionnant ! Cette conversation aurait très bien pu avoir lieu il y a de cela 1 an, alors que j’avais encore la chance de coiffer ses cheveux si soyeux et de lui faire toute sorte de tresses… Elle a tout simplement mentionné Liah, qui existe et existera toujours…

Mon dieu ! Ma fille existe donc ici aussi ?!! C’est comme si deux parties de moi-même s’étaient rassemblées ! La professionnelle, qui tente de faire son taf le mieux qu’elle le peut et la maman de deux merveilleux enfants, dont un qui est devenu un ange… Je suis donc bien ces deux personnes à la fois, je suis moi… Et ces deux parties de moi peuvent cohabiter alors ? C’est permis ?!

Je crois bien qu’il m’est vital de rester cette seule et unique personne… J’ai bien essayé de sectoriser, je croyais mieux m’adapter aux choses et c’est tout l’inverse qui s’est produit. J’ai craqué…

On m’a conseillé de partager mes émotions, au risque sinon de me perdre… Je n’ai d’autre choix que de suivre ces conseils… J’avais commencé avec ce blog d’ailleurs… J’ai commencé un marathon le 2 décembre dernier, il ne s’arrêtera qu’à mon dernier souffle. Jusque-là, il me faut tenir. Tenir au mieux, avec le milieu dans lequel j’évolue. Avec les gens que je côtoies.

Le risque demeure, de se prendre quelques murs… mais très honnêtement, cela fait du tri dans ce qui est important ou non…

Et pour avoir fait le test, effectivement, il y a quelque chose d’un peu moins lourd à porter à agir ainsi. Il n’est pas question de parler de moi toute la journée, loin de là. Mais si une émotion surgit, qu’il est difficile de la surmonter, et bien il n’y a rien de mal à la partager. J’accepte aujourd’hui, et d’autant plus en le posant maintenant à l’écrit, de m’exposer à plus de déception en m’ouvrant aux autres… Il y a toujours un risque…

Mais on m’a soufflé que je risque aussi d’être agréablement surprise… L’avenir me le dira… Cet avenir qui me semble si incertain, qui me fait si peur et en lequel je n’arrive pas à avoir confiance… Mais un jour peut-être…

 

Sans main

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5 commentaires sur “Faire un avec soi-même… Partager avec les autres…

  1. Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile,
    C’est doux, la nuit, de regarder le ciel.
    (Le Petit Prince, St Exupery) ♥

  2. Mes mots sont partagés et tant mieux s’ils résonnent quelques part… Ils font leur chemin aux travers de ceux qui les lisent… j’aime qu’on se les approprient car cela leur donne vie.

  3. Vos mots ont une résonance particulière dans mon vécu. Après avoir porté mon fils à bout de bras dans ses moments de grande souffrance, pour avoir parfois craint qu’il ne se relève pas, qu’il n’y survive pas, j’ai partagé ma détresse de maman avec ceux qui étaient autour de moi. Et comme vous le dites si bien, dans ces moments-là, on n’est plus qu’un, notre personne entière. Parfois on peut être blessé des propos tenus, mais fort heureusement souvent réconforté. On avance pas à pas, on se construit avec tout cela, les réactions des autres leur appartiennent. Ne pas attendre telle ou telle attitude, mais tout prendre, même les moments les plus anodins comme autant de pierres pour construire l’édifice de notre vie.
    Merci pour vos mots.

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