Du rêve à la réalité… Mon livre est arrivé!

 

J’ai toujours trouvé une certaine magie au moment où l’on couche son enfant…

On l’emmène au lit et on le laisse trouver le chemin pour faire de doux rêves!

Peut être y ai-je trouvé de la magie parce qu’il m’a fallut 3 longues années pour enfin connaître cela avec Liah!!

Mais, mais, mais à partir du moment où elle a dormi dans son lit, ce petit moment du soir a pris une nouvelle dimension!
Et oui c’était une grande, plus besoin de sa maman pour s’endormir! Enfin, la majeure partie du temps!!

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Petit instant privilégié, moment de douceur, de câlin…

Moment aussi où l’on se remémore certaines choses de la journée, plus marquantes que d’autres…
C’est là où surgissent les questions existentielles auxquelles on est bien embêtés pour y trouver une réponse disons… rapidement!

A moitié dans l’idée de reculer le moment de la séparation et à moitié parce que ça serait vraiment bien d’avoir des réponses à ces questions!!

Et moi, et bien temps pis si Liah me faisait marcher, mais j’adorai qu’elle partage toutes ces petites choses qu’elle avait dans sa tête et qui surgissaient à ce moment là! Ca valait bien le coup que je me couche 5, 10 minutes plus tard! Je la vois encore, se questionner tellement devant notre monde si compliqué. son regard à la fois plein de naïveté mais également d’une certaine clairvoyance, que seuls les enfants peuvent avoir.
Pas encore modelé par une société bien pensante. sans taboo… L’innocence…

Et puis il y avait aussi l’histoire du soir, la chanson ou une poésie selon l’humeur du jour…
Quelques secrets échangés, des promesses à tenir pour le lendemain… Des projets… Des bisous et des câlinous.
Et je laissais ma douce, de belles images en tête, basculer tout doucement dans son monde de rêve…

Plus un bruit… Je referme la porte. La journée est finie…

1383534_10202421572881897_1634313094_nHier soir, ce moment a été encore plus magique qu’il ne l’ait habituellement.
Hier soir, Mahé et moi avions une toute nouvelle histoire à découvrir. Toute nouvelle? Peut être pas tant que cela!
Mahé a redécouvert quelques instants choisis de la vie de notre ange Liah à travers le livre que j’ai écris.
Rien à redire, il a beaucoup aimé! Mon « lecteur » Number One a validé!
Ah si pardon! Une petite erreur s’est glissé malencontreusement par ma faute dans le récit!
Noté bien, pour ceux qui vont découvrir mon livre, l’ardoise magique que l’on voit en illustration en page 10, n’est pas celle de Liah comme j’ai pu l’écrire, mais bien celle de son frère!
Attention, on ne plaisante pas avec ces choses là! 😉

Hier soir fût un moment unique, Liah, Mahé et moi.
Tout pleins d’émotions et un magnifique sourire sur le visage de mon fils.

Certains combats valent vraiment la peine d’être mené, aussi dur cela soit-il par moment…
A tout ceux qui doutent de trouver un goût à la vie, il faut la croquer pour avoir la chance d’en saisir la saveur…

Et si cette vie ne donne pas envie..
si le château de carte s’est totalement écroulé, qu’une carte s’est envolée…
Il faut trouver une solution pour le reconstruire… Il faut du temps…

Et un jour peut être, on arrivera à ne pas retenir notre respiration…
On aura plus peur qu’un souffle puisse de nouveau tout faire voler en éclat…

Un jour…

MattéO, un ami pour Liah…

 

Il y a un petit moment que je voulais vous parler d’un petit garçon.
Il s’appelle MattéO. Et oui, avec un grand O !
Ce petit garçon, j’ai l’impression de le connaître… Un peu. Et j’ai l’envie d’en découvrir encore… Beaucoup !

Est-ce que MattéO m’a trouvé, un jour et s’est dit tiens « Je crois bien que cette dame elle aurait des trucs à dire avec mon papa !
Allé hop, voilà un ordinateur français tout à fait normal, un ordinateur belge tout à fait normal… Abracadabraaa avec ma baguette je mélange un peu les ondes et Tadaammm !! »
C’est peut-être ainsi que j’ai rencontré Nicolas…

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Un formidable papa, en manque de son fiston. Ce papa se bat depuis longtemps pour son MattéO… Il parle un peu de son parcours ici :
http://www.rtl.be/info/vous/temoignage/1036463/son-petit-matteo-6-ans-est-mort-d-un-cancer-le-temoignage-d-un-pere-qui-veut-vivre-pour-deux-

Nicolas continue entre autre de faire vivre son fils à travers un blog. Une merveilleuse idée qu’il a eu, de nous raconter des histoires et de nous montrer le monde à travers les yeux de MattéO.
Quelle magie, quelle poésie et quel amour se dégage de ses textes !
Et quelle sensibilité !

Jugez par vous même: http://www.avecungrando.net/

Nous avons tout les deux en commun l’envie, le désir, le besoin que l’on n’oublie pas nos chers enfants.
Nous ressentons la même chaleur quand le prénom de notre enfant est évoqué, le même pincement au cœur lorsque l’on comprend que ce même prénom est évité…

Une émotion si forte qui monte parfois quand on partage avec nous un souvenir, une photo de son MattéO ou de ma Liah… On aime tellement ça ! Une des choses qui nous fait encore sentir vivant !

On voudrait tous les deux crier au monde de garder nos amours encore présent. Ils sont encore là, si forts dans nos cœurs…
Peut-être qu’à deux, on nous entendra d’encore plus loin…

Il ne faut pas avoir peur. Rien ne peut « raviver notre douleur », elle nous colle à la peau !
Et des émotions, si on peut parfois en avoir de positives et bien ça ne peut que nous pousser un peu plus avant… Comme une bouée de sauvetage au cœur d’un océan d’émotions négatives…

Personnellement, pas plus tard qu’aujourd’hui, une p’tite nana m’a donné un petit souffle d’énergie… Rien que par une douce parole, et pas de taboo à me parler de ma Liah…
Et bien la recette est simple, mais la magie opère !

Merci à tous ceux qui, par petites touches, me donnent de la magie… Autant de petites étincelles sur mon chemin…

Une tendre pensée là-bas en Belgique où vit une magnifique petite famille, prise dans la même tourmente que la mienne… Et tous, on survit comme on peut, jour après jour… On improvise, on réinvente une façon de vivre…
On lutte, on cherche, on crée, on tâtonne… Aspirant seulement à connaître peut-être un jour, un peu d’apaisement, pour continuer à être un papa et une maman, de nos petits anges au ciel et sur terre.

MattéO, nous aurons peut-être encore besoin de ta magie…

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Faire un avec soi-même… Partager avec les autres…

 

Sans titrefdjfQuand on regarde d’un peu plus près notre vie, elle est très partagée le plus souvent… Comme sectorisée…

Différents groupes d’amis, la famille, la belle famille, les collègues etc. etc Facebook illustre bien cela d’ailleurs ! Et le point commun à tout cela, c’est nous.

Généralement, il est assez simple d’accorder le tout… Et puis survient l’impensable… Et là, tout s’emmêle… Pourquoi ? Parce que nous même, nous nous emmêlons les pinceaux… La raison est simple, nous ne sommes pas plusieurs morceaux d’une personne, mais une personne à part entière… Et lorsqu’une chose terrible nous arrive, lorsque la chaire de notre chaire disparaît, nous est arrachée, tout perds son sens…

Il faut alors trouver l’énergie de lutter afin de survivre. C’est là que nous devons faire un avec nous même, et tendre tout notre être vers un seul objectif, survivre !

Alors pour moi, c’est à partir de cette constatation que tout se noie ensemble, on ne peut plus organiser correctement notre vie. Nos émotions sont au-devant, nous cachant un peu la vue et nous nous retrouvons tel un aveugle à tâtonner… Inévitablement, nous nous heurtons alors à quelques murs… Mais il faut continuer quand même… Avancer… Toujours…

Il arrive donc une chose, nous avons besoins que « les autres » ne fassent qu’un également. Qu’ils fassent un dans leur soutien pour nous, leur présence et leurs encouragements. Sans trop de distinction par rapport aux différents groupes que nous côtoyons dans notre vie. Nous avons besoin « de l’autre »… Il est bien évident que cet idéal d’unité n’est qu’une utopie !

Chacun fait avec ce qu’il est, avec ce qu’il a. Et nous nous bâtissons au fil des jours et des mois une petite armée, ni plus ni moins. Une armée qui nous aide à lutter chaque jour pour cette survie. Il n’est guère simple de faire partie de cette armée, j’en conviens parfaitement. Mais chaque petit soldat est cher à mon cœur. Parfois même, il n’a pas conscience de prendre part à cette guerre…

Certains peuvent prendre le téléphone et trouver le bon moment et les bons mots, d’autres font un geste qui nous apaisent ou nous touchent, d’autres encore sont là pour écouter…

J’ai dû faire un break dans ma vie professionnelle… Le retour à une activité performante, épanouissante, accompagné d’un investissement total, me prend du temps. Il en est ainsi pour moi. Mais au-delà de cela, le monde du travail est un exemple flagrant où l’unité dont nous avons besoin au jour le jour pour nous soutenir, ne peut être présente…

Pour tout un tas de raison, qui sont personnelles aux gens, et que je respecte totalement. Mais la déception a aujourd’hui un goût tellement amer… Il est alors très compliqué de passé outre cela et de pouvoir continuer à exercer convenablement. Pour moi, cela se passe comme ça…

Mais il est des jours où l’on trouve des trésors. Imperceptiblement, une parole vraie, une main sur l’épaule, un petit mot gentil, cela fait chaud au cœur et cela devient un moteur pour continuer… A avancer, toujours…

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Un exemple simple… Un cadeau que l’on m’a fait il y a de cela, quelques semaines… Une conversation dans la salle de pause, une discussion de nana, sur les cheveux… Instant banal et léger au milieu d’une journée… Ma collègue : « Ma fille a les même cheveux que moi, elle a 14 ans alors elle se les lisse sans arrêt ! » Alors je rajoute que « Mahé a un peu hérité de mes boucles, et je trouve ses cheveux tout beaux malgré que ma cousine veuille toujours lui couper d’ailleurs !! »

Et là elle me demande, tranquille, « Et ta fille alors, comment était ses cheveux ? Lisses, bouclés ? »  Impressionnant ! Cette conversation aurait très bien pu avoir lieu il y a de cela 1 an, alors que j’avais encore la chance de coiffer ses cheveux si soyeux et de lui faire toute sorte de tresses… Elle a tout simplement mentionné Liah, qui existe et existera toujours…

Mon dieu ! Ma fille existe donc ici aussi ?!! C’est comme si deux parties de moi-même s’étaient rassemblées ! La professionnelle, qui tente de faire son taf le mieux qu’elle le peut et la maman de deux merveilleux enfants, dont un qui est devenu un ange… Je suis donc bien ces deux personnes à la fois, je suis moi… Et ces deux parties de moi peuvent cohabiter alors ? C’est permis ?!

Je crois bien qu’il m’est vital de rester cette seule et unique personne… J’ai bien essayé de sectoriser, je croyais mieux m’adapter aux choses et c’est tout l’inverse qui s’est produit. J’ai craqué…

On m’a conseillé de partager mes émotions, au risque sinon de me perdre… Je n’ai d’autre choix que de suivre ces conseils… J’avais commencé avec ce blog d’ailleurs… J’ai commencé un marathon le 2 décembre dernier, il ne s’arrêtera qu’à mon dernier souffle. Jusque-là, il me faut tenir. Tenir au mieux, avec le milieu dans lequel j’évolue. Avec les gens que je côtoies.

Le risque demeure, de se prendre quelques murs… mais très honnêtement, cela fait du tri dans ce qui est important ou non…

Et pour avoir fait le test, effectivement, il y a quelque chose d’un peu moins lourd à porter à agir ainsi. Il n’est pas question de parler de moi toute la journée, loin de là. Mais si une émotion surgit, qu’il est difficile de la surmonter, et bien il n’y a rien de mal à la partager. J’accepte aujourd’hui, et d’autant plus en le posant maintenant à l’écrit, de m’exposer à plus de déception en m’ouvrant aux autres… Il y a toujours un risque…

Mais on m’a soufflé que je risque aussi d’être agréablement surprise… L’avenir me le dira… Cet avenir qui me semble si incertain, qui me fait si peur et en lequel je n’arrive pas à avoir confiance… Mais un jour peut-être…

 

Sans main

Le livre chez vous, très bientôt…

 

Et oui très bientôt…
Cela signifie que je l’aurai en ma possession ce mois ci!!!

Et oui, là ça y est, j’y suis vraiment…
Je me rappelle des prémices de ce projet, lorsqu’il était telle une idée un peu folle dans ma tête…
Et puis voilà, bientôt le livre sera réellement entre mes mains…

Mon amour, ma petite fée, j’ai hâte de feuilleter ce livre…
Toute les deux, on y est arrivé!

Pour le côté pratique maintenant.
Pour ceux à qui j’enverrai le livre, veuillez m’envoyer votre adresse postale par mail si je ne l’ai pas encore.
Vous trouverez mes coordonnées dans la rubrique contact afin de m’envoyer le règlement.
Je vous enverrai votre livre, dès réception de celui-ci.

Il est bien sûr toujours possible de commander votre exemplaire 😉

fée

En haut d’une tour…

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Je crois que lorsque l’on est confronté au deuil d’un enfant, à fortiori, son enfant, on se retrouve au sommet d’une grande tour…

Cette tour est sombre et elle est immense…

De là-haut, on ne voit pas bien la vie en bas. Pourtant, on le sait elle continue, un peu sans nous. Et nous, beaucoup sans elle. Mais on s’en fiche un peu, au mieux, ça nous met en colère. Pourquoi continu-t-elle donc ?! La vie elle-même ne voit-elle pas qu’il est impossible que le soleil continue de briller sans ma fille ?! Qu’il est impossible que les oiseaux continuent à chanter ?! Que les fleurs devraient perdre toute leurs belles couleurs pour prendre une teinte grisâtre…

Tout est si gris, si fade sans nos anges…

Et bien non…
En bas de la tour, il y a trop de nuage pour le voir, la vie continue inexorablement… Et on est bien obligé de l’accepter. Car apparemment, nous même sommes encore en vie ! Et il semble qu’on ne puisse pas rester longtemps dans cette tour. Elle correspond pourtant tellement bien à notre humeur…

Et puis lorsque l’on regarde par la fenêtre, au loin, on voit d’autre tour… Elles-mêmes au milieu de la brume… Il semble qu’il y ait des gens à l’intérieur… Vous connaissez Harry Potter ? Et bien il y a des escaliers semblables, qui relie les tours ensemble à certains moments…

Lorsque deux cœurs souffrant de la même perte se retrouve sur la même vibration, les tours se rapprochent, un escalier les relie et un dialogue se crée. A ce moment-là, la tour est moins haute, on entend le brouhaha de la vie en bas, qui n’est plus si loin…
On m’a invité à visiter plusieurs tours ces derniers mois… Il est souvent plus facile de se comprendre « entre nous », il est plus facile de s’épauler… Nous tendons tous vers le même but, descendre de notre tour si sombre et si solitaire pour bâtir un nouveau monde où la vie serait présente.
Car c’est bien un nouveau monde pour nous qu’il faut reconstruire, le précédent s’étant complètement effondré ! L’espoir demeure qu’une telle vie soit possible…

Imaginez que le soleil vienne à disparaître et ne réapparaisse pas demain matin… Comment pourriez-vous gérez cela ?

On arrive à sortir de cette tour à certains moments… Des moments assez furtifs il est vrai, mais de bons moments.
Le plus difficile restant lorsque nous sommes aux deux endroits à la fois… Au milieu de cette vie si terre à terre qui grouille autour de nous affichant un sourire, et tout en haut de notre tour à souffrir le martyr… De quoi devenir schizophrène…

Peut être qu’un jour, nous n’aurons plus besoin de remonter afin de nous isoler de cette vie… Peut-être même que nous retrouverons un sens à notre existence, si différente soit-elle, de notre existence précédente…

C’est en gardant cet espoir qu’il est possible d’avancer… Un pas après l’autre…

Souvenirs du passé…

On dit qu’il ne faut pas vivre dans le passé, apprécier le présent et ne pas s’angoisser pour l’avenir…
Voilà, ça serait ça la vie. L’instant présent… Là seulement demeure le bonheur…

Ce genre de phrase toute faite, j’en vois passer toute la journée sur ma page Facebook…
Sages paroles, reprise par de multiples courants de pensées, du plus cartésien au plus spirituel.
Bon ok, on a la recette… Et après ?

Moi de toute façon les recettes, je ne les suis jamais…
Ce n’est pas toujours une réussite, je l’avoue, mais, il y a quand même de sacrés bon résultats ! Et j’ai mon groupe de testeurs pour certifier !

Alors pour moi, ok pour vivre dans le présent, mais mon passé, je le veux avec moi…
Enfin mon passé… Une partie… Pas la plus longue, mais la meilleure !!
Les 6 années et demie passé auprès d’Elle… Chaque jour, je suis dans le présent et dans le passé à la fois… Chaque geste que je fais, partout où se pose mes yeux, il y a un souvenir avec Liah… Et ce sont des souvenirs chargés de tant d’amour… Je peux dire que oui, avec elle j’ai vécu chaque instant à fond, et ô combien je suis heureuse d’avoir été capable de vivre de cette façon… D’apprécier à la minute où je le vivais chaque instant de douceur avec elle…

Je partage avec vous un de ces souvenirs, enfin je dis « un »… Mais lorsque la porte des souvenirs s’ouvre, il en ait plusieurs qui débarquent à l’improviste… Comme ça, une odeur, un geste… Et c’est un enchaînement d’images, de sensations, d’émotions qui se succèdent et s’entremêlent…
Ce matin, je séchai mais cheveux et me passais un peigne dans les cheveux… D’une banalité affligeante, j’en conviens… Il en est quasiment toujours ainsi. Mon peigne glissait le long de mes cheveux, sous le sèche -cheveux… La chaude humidité, le parfum du shampoing dans mes cheveux tout propre… Et ce n’est plus mes cheveux que je voyais, que je peignais…

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Je revoyais Liah sous le séchoir de la piscine en train de se sécher les cheveux. Se peignant maladroitement, grimpée sur un banc car un peu petite sous ce trop haut sèche-cheveux mural.
Oh elle se serait débrouillée toute seule… Mais je lui ai doucement pris le peigne des mains et tandis qu’elle gigotait sous le séchoir, je lui peignai ses cheveux… Si doux, si soyeux… Plus ils séchaient, plus ils brillaient… J’adorai ce moment-là… Je l’appréciai ce moment-là à sa juste valeur… J’en profitai… sachant bien qu’elle n’aurai bientôt plus du tout besoin de moi pour cela… Nos enfants grandissent si vite…

Et puis en 1 seconde, me voilà de retour dans ma salle de bain… Je me vois sortir ma « petite » Liah de son bain, l’entourant de sa serviette pour lui faire « une robe comme maman », mais elle ne veut pas faire la grande à ce moment-là ! Non non ! Il existe une habitude au sortir du bain, qui date de ses premiers mois de vie. Je la sors de son bain, hop dans la serviette et dans les bras à maman. On se regarde dans le miroir et je fais « Mon bébé » en la berçant doucement.

J’avoue que c’était une chose beaucoup moins facile à faire à 6 ans ½, mais toujours aussi agréable ! Chaque parent ayant testé peut confirmé!

Quand je fais « Mon bébé » avec Mahé… On se regarde dans le miroir en rigolant, mais on n’est pas seulement tous les deux à ce moment-là… Non… Je nous vois tous les trois… Instant comme suspendu et tellement précieux…

Alors avancer oui… Mais ne vivre que le présent, non ! Ce passé est un trésor composé de millier de pièces d’or et de diamants bruts dont je ne veux rien égarer… C’est ainsi que je vois mon avenir.

J’ai lu quelque chose sur la valeur des choses,

Je confirme MattéO ! Car tout l’or du monde ne vaut rien face à mes souvenirs avec Liah…
Pas un clou ! Maintenant que tu la connais, tu serai peut être d’accord avec moi.

Ce qui est sûr, c’est que je me trouve aujourd’hui, infiniment riche !

 

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